Recrudescence

Le deuil lui-même s'étant résigné à mourir
Des espoirs vains en chimères éveillées
De nouveau t'abandonnes à nos tendres soupirs
Où ton corps vibre encor à nos baisers envolés

Nos liens eux-mêmes s'étant résignés à survivre
Blessant nos c½urs car brûlante est l'absence
Ouvrons la porte à nos âmes toujours ivres
Aux saisons effarées de cette éternelle reconnaissance

Ainsi que deux forçats rivés aux mêmes fers
Donne moi ta langueur amour que je la libère

Au Fil de l'âme

# Posté le jeudi 20 août 2009 15:25

Modifié le jeudi 10 septembre 2009 15:14

Buisson ardent

Buisson ardent
L''amour à la bouche
Comme la fleur que tu prends
Allongée sur la couche
De nos deux c½urs tremblants

L'opium de nos nuits
L'élixir de nos corps
Les désirs engloutis
De nous aimer trop fort

Jalouse de nos étreintes inapaisées
Notre mort nous noie et renaît
A travers le dessin de nos lèvres caressées

Au fil de l'âme

# Posté le jeudi 20 août 2009 15:04

Modifié le jeudi 20 août 2009 15:17

Rêves...

Rêves…
Une nuit elle descendait l'allée de verdure
Où les étoiles à ses oreilles murmuraient
En dansant avec les sombres ramures
Les parant de fleurs qui embaumaient

Comme ses pas la portaient au hasard
Foulant fougères et mousses odorantes
Elle rencontra un séraphin hagard
Aux traits doux, à l'allure émouvante

Cupidon est mélancolique cette nuit
Tant que cette âme rêvent au berceau des poètes
Tel un tendre fantôme que l'Amour a béni
Cherche la porte de tes songes, et enfin y pénètre...


Au Fil de l'âme

# Posté le mercredi 12 août 2009 13:01

Modifié le mercredi 12 août 2009 14:28

Rendez-vous

Rendez-vous

Ah mais que croyez-vous monsieur !
Que me priver de soleil et de ciel bleu
Ce crime sans nom dont vous êtes l'auteur
Restera impuni, pendant que je me meurs ?

Pensiez-vous partir ? Que nenni !
Laissez choir dans mon berceau votre vie
Laissez-vous aller, tendez vos mains
Car je suis l'Amour et de vous je prendrai soin


Au Fil de l'âme

# Posté le mercredi 12 août 2009 07:41

Piège séduisant

Piège séduisant
Idiote que je suis, le front sur le carreau
A tendre l'oreille sur un bruit improbable
D'une porte qui claque aux pas sous le préau
Je ne peux m'empêcher cet espoir coupable

Ah ! Que n'ai-je ailleurs tourné mes yeux !
De Lucrèce Borgia j'aurai fait les délices
Empoisonnée consentante brûlant sous tes feux
Goûtant baisers, caresses et tous tes épices

Quelle volupté de se laisser prendre...
Au piège que l'on a soi-même posé
Et au Diable les larmes à répandre
Pour peu qu'il y en ait à verser

J'enrage, je peste, je rêve et j'espère
Que mon empreinte soit gravée sur ta peau
Je te hais, reviens délester mes repères
Reviens me bousculer, et me noyer sous tes flots


Au Fil de l'Âme

# Posté le vendredi 07 août 2009 11:37

Modifié le vendredi 07 août 2009 11:56